Novembre 1989 : suite aĢ la chute dāune pierre, le maire, en charge de la seĢcuriteĢ de la population, deĢcreĢte la fer- meture de la seule eĢglise dāArc-sur-Tille, ville de 2 300 habitants aĢ 12 km Est de Dijon ... puis, silence complet sur son devenir ... Face aĢ lāabsence de toute initiative, nous lançons, avec lāapprobation du maire, aĢ qui nous soumettons notre projet, la creĢation de notre association UEPA (Une Eglise Pour Arc/Tille) officialiseĢe en novembre 1991.
Une saine collaboration se met alors en place entre la DRAC (Direction ReĢgionale des Affaires Culturelles), la MunicipaliteĢ et lāAssociation. En 1994, une eĢtude treĢs compleĢte de lāeĢdifice est effectueĢe par un architecte du pa- trimoine et des monuments historiques mandateĢ et financeĢ par lāeĢtat, eĢtude compleĢteĢe en 1995 en vue des appels dāoffres aupreĢs des entreprises.
Malheureusement, les progreĢs reĢaliseĢs, sont geleĢs par la construction dāune salle de sports programmeĢe avant la fermeture de ce remarquable patrimoine de 1829, puis remis en cause par lāarriveĢe, en mars 2001, dāune autre municipaliteĢ bien deĢcideĢe aĢ liquider le dossier.
Le nouveau maire sāenferme treĢs vite dans le rejet de tout dialogue, refusant meĢme de recevoir lāarchitecte du pa- trimoine qui, reĢmuneĢreĢ par nos soins, preĢsente un projet de restauration coheĢrent et financieĢrement acceptable. Enfin, deĢcision unique en Bourgogne, le 6 deĢcembre 2005, il fait voter la deĢmolition de lāeĢglise, sans projet de remplacement.
La lettre de protestation de 29 architectes du patrimoine et plusieurs milliers de peĢtitions via notre site internet www.uepa.fr (creĢeĢ en aouĢt 2005) nāy font rien. Les instances locales, trompeĢes par des documents non creĢdibles, enteĢrinent le vote municipal, sauf notre ArcheveĢque, Monseigneur Roland MINNERATH, qui exige un autre Ā« lieu de culte viable et peĢrenne Ā» pour pouvoir accepter de signer une eĢventuelle deĢsacralisation, bloquant ainsi une deĢmolition scandaleuse et injustifieĢe.
Nous sommes alors contraints dāester en justice. Le tribunal administratif de Dijon nous donne raison et deĢsigne un expert pour une contre-expertise. Le maire fait appel. Il est deĢbouteĢ par la Cour Administrative dāAppel de Lyon et condamneĢ aĢ verser 2 000 ⬠aĢ notre association.
SensibiliseĢ par nos multiples interventions, le ministeĢre de la culture envoi 2 inspecteurs geĢneĢraux aĢ ARC.
Leurs conclusions sont sans appel : Ā« ... les avis alarmistes sont infondeĢs et le couĢt de 3 M⬠pour la restauration est treĢs largement surestimeĢ. Ā» (comparer les chiffres paragraphes suivants (*)
Un retournement des mentaliteĢs se manifeste de plus en plus clairement en faveur de la protection du patrimoine religieux non classeĢ, non seulement de la part des instances nationales, mais aussi, de lāEpiscopat de France.
En mars 2008, une nouvelle municipaliteĢ prend le pouvoir, animeĢe par un esprit dāouverture, de dialogue et de collaboration eĢtroite, avec la volonteĢ de sauvegarder le patrimoine autant que faire se peut.
En attendant le rapport de lāexpert du Tribunal Administratif, elle fait enlever, en novembre 2008, les 4,8 tonnes de fientes des pigeons qui ont squatteĢ lāensemble de lāeĢglise, fait boucher leurs acceĢs et proteĢger lāeĢdifice ouvert aux intempeĢries. CouĢt de ces opeĢrations : 19 800 ⬠; notre association les finance aĢ hauteur de 18 000 ā¬. Fin deĢcembre, notre premier meĢceĢne compense largement ce montant par un don de 20 000 ā¬.
Avec 1 an de retard, les rapports de lāexpert et du sapiteur (eĢconomiste) arrivent en mai 2009, leur absence ayant bloqueĢ toute reĢflexion constructive des nouveaux eĢlus.
Toutefois et bien que le chiffre de 1 538 160 ⬠HT pour une restauration compleĢte soit irreĢfutable car certifieĢ par le sapiteur (*) des contradictions et incoheĢrences dans le rapport de lāexpert contraignent les eĢlus aĢ diffeĢrer leur deĢcision.
LāeĢquipe municipale trace aussitoĢt son plan de route puis lance les appels dāoffre aupreĢs des architectes, non sans adopter, lors du CM du 5 octobre 2009, une promesse de vente de terrains communaux, (dont celui de la chapelle provisoire qui sera deĢtruite), une partie de cette vente eĢtant destineĢe au dossier de lāeĢglise. A noter toutefois que la SteĢ ImmobilieĢre concerneĢe sāeĢtant deĢsisteĢe, de nouvelles tractations sont en cours).
Le 24 novembre 2009, le cabinet dāarchitectes est choisi avec mission, apreĢs consultation dāentreprises, de preĢsenter ses eĢtudes comparatives (*) entre la restauration et une deĢmolition-construction nouvelle.
Le 6 avril 2010, lāeĢquipe mandateĢe preĢsente en mairie diffeĢrents projets de restauration, celui dāune Ā« deĢmolition - reconstruction Ā» nāeĢtant que la copie dāun chiffrage anteĢrieur aĢ 1 280 160 ⬠HT. (*)
(*) Pour une comparaison chiffreĢe eĢquitable, indeĢpendamment de la perte irreĢversible dāun patrimoine historique et architectural remarquable, une deĢmolition-reconstruction aĢ minima (250 places au lieu de 400 pour lāeĢglise actuelle), ne pourrait preĢtendre aĢ aucun financement associatif, priveĢ, ou de meĢceĢnat, contrairement aĢ la restauration.
Au cours du deuxieĢme semestre 2010, le maire, Monsieur Patrick MORELIERE, et ses adjoints consultent les instances officielles (PrĆ©fet, CG, CR, etc..) pour connaiĢtre leur engagement de soutien au financement des travaux, tandis que la commission eĢglise preĢpare les textes pour les deĢlibeĢrations aĢ venir...
Et...
Le 6 deĢcembre 2010, le conseil municipal (voir le deĢtail des deĢlibeĢrations) deĢcide que : Ā«la commune proceĢdera aĢ une restauration du baĢtiment en plusieurs phases, en fonction des eĢleĢments techniques apporteĢs et du financement exteĢrieur acquisĀ»
Le 11 avril 2011, le conseil municipal adopte le budget 2011 incluant la 1eĢre tranche des travaux de restauration.
Depuis lors, les contacts se multiplient, les actions se diversifient, tant sur le plan local que national, pour rassembler le maximum de capitaux ...
Lāhistoire continue de sāeĢcrire ! ...
Arc sur Tille, avril 2011
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Voir aussi :
Principales Ʃtapes (02 fƩvrier 2009)
Des origines aĢ nos jours. (07 octobre 2008)