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:: Une Eglise pour Arc sur Tille ::
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L'UEPA dans le Pelerin
du 15 sept 2011
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Une exclusivitƩ UEPA :
les cartes postales anciennes.
Arc/Tille comme vous ne l’avez jamais vu !

Histoire de l’UEPA et de l’église St Martin d’ARC-sur-TILLE en Bourgogne

Novembre 1989 : suite aĢ€ la chute d’une pierre, le maire, en charge de la sécurité de la population, décreĢ€te la fer- meture de la seule église d’Arc-sur-Tille, ville de 2 300 habitants aĢ€ 12 km Est de Dijon ... puis, silence complet sur son devenir ... Face aĢ€ l’absence de toute initiative, nous lançons, avec l’approbation du maire, aĢ€ qui nous soumettons notre projet, la création de notre association UEPA (Une Eglise Pour Arc/Tille) officialisée en novembre 1991.
Une saine collaboration se met alors en place entre la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), la Municipalité et l’Association. En 1994, une étude treĢ€s compleĢ€te de l’édifice est effectuée par un architecte du pa- trimoine et des monuments historiques mandaté et financé par l’état, étude complétée en 1995 en vue des appels d’offres aupreĢ€s des entreprises.
Malheureusement, les progreĢ€s réalisés, sont gelés par la construction d’une salle de sports programmée avant la fermeture de ce remarquable patrimoine de 1829, puis remis en cause par l’arrivée, en mars 2001, d’une autre municipalité bien décidée aĢ€ liquider le dossier.
Le nouveau maire s’enferme treĢ€s vite dans le rejet de tout dialogue, refusant meĢ‚me de recevoir l’architecte du pa- trimoine qui, rémunéré par nos soins, présente un projet de restauration cohérent et financieĢ€rement acceptable. Enfin, décision unique en Bourgogne, le 6 décembre 2005, il fait voter la démolition de l’église, sans projet de remplacement.
La lettre de protestation de 29 architectes du patrimoine et plusieurs milliers de pétitions via notre site internet www.uepa.fr (créé en aouĢ‚t 2005) n’y font rien. Les instances locales, trompées par des documents non crédibles, entérinent le vote municipal, sauf notre ArcheveĢ‚que, Monseigneur Roland MINNERATH, qui exige un autre Ā« lieu de culte viable et pérenne Ā» pour pouvoir accepter de signer une éventuelle désacralisation, bloquant ainsi une démolition scandaleuse et injustifiée.
Nous sommes alors contraints d’ester en justice. Le tribunal administratif de Dijon nous donne raison et désigne un expert pour une contre-expertise. Le maire fait appel. Il est débouté par la Cour Administrative d’Appel de Lyon et condamné aĢ€ verser 2 000 € aĢ€ notre association.
Sensibilisé par nos multiples interventions, le ministeĢ€re de la culture envoi 2 inspecteurs généraux aĢ€ ARC.
Leurs conclusions sont sans appel : Ā« ... les avis alarmistes sont infondés et le couĢ‚t de 3 M€ pour la restauration est treĢ€s largement surestimé. Ā» (comparer les chiffres paragraphes suivants (*)
Un retournement des mentalités se manifeste de plus en plus clairement en faveur de la protection du patrimoine religieux non classé, non seulement de la part des instances nationales, mais aussi, de l’Episcopat de France.
En mars 2008, une nouvelle municipalité prend le pouvoir, animée par un esprit d’ouverture, de dialogue et de collaboration étroite, avec la volonté de sauvegarder le patrimoine autant que faire se peut.
En attendant le rapport de l’expert du Tribunal Administratif, elle fait enlever, en novembre 2008, les 4,8 tonnes de fientes des pigeons qui ont squatté l’ensemble de l’église, fait boucher leurs acceĢ€s et protéger l’édifice ouvert aux intempéries. CouĢ‚t de ces opérations : 19 800 € ; notre association les finance aĢ€ hauteur de 18 000 €. Fin décembre, notre premier méceĢ€ne compense largement ce montant par un don de 20 000 €.
Avec 1 an de retard, les rapports de l’expert et du sapiteur (économiste) arrivent en mai 2009, leur absence ayant bloqué toute réflexion constructive des nouveaux élus.
Toutefois et bien que le chiffre de 1 538 160 € HT pour une restauration compleĢ€te soit irréfutable car certifié par le sapiteur (*) des contradictions et incohérences dans le rapport de l’expert contraignent les élus aĢ€ différer leur décision.
L’équipe municipale trace aussitoĢ‚t son plan de route puis lance les appels d’offre aupreĢ€s des architectes, non sans adopter, lors du CM du 5 octobre 2009, une promesse de vente de terrains communaux, (dont celui de la chapelle provisoire qui sera détruite), une partie de cette vente étant destinée au dossier de l’église. A noter toutefois que la Sté ImmobilieĢ€re concernée s’étant désistée, de nouvelles tractations sont en cours).
Le 24 novembre 2009, le cabinet d’architectes est choisi avec mission, apreĢ€s consultation d’entreprises, de présenter ses études comparatives (*) entre la restauration et une démolition-construction nouvelle.
Le 6 avril 2010, l’équipe mandatée présente en mairie différents projets de restauration, celui d’une Ā« démolition - reconstruction Ā» n’étant que la copie d’un chiffrage antérieur aĢ€ 1 280 160 € HT. (*)
(*) Pour une comparaison chiffrée équitable, indépendamment de la perte irréversible d’un patrimoine historique et architectural remarquable, une démolition-reconstruction aĢ€ minima (250 places au lieu de 400 pour l’église actuelle), ne pourrait prétendre aĢ€ aucun financement associatif, privé, ou de mécénat, contrairement aĢ€ la restauration.
Au cours du deuxieĢ€me semestre 2010, le maire, Monsieur Patrick MORELIERE, et ses adjoints consultent les instances officielles (PrĆ©fet, CG, CR, etc..) pour connaiĢ‚tre leur engagement de soutien au financement des travaux, tandis que la commission église prépare les textes pour les délibérations aĢ€ venir...
Et...
Le 6 décembre 2010, le conseil municipal (voir le détail des délibérations) décide que : Ā«la commune proceĢ€dera aĢ€ une restauration du baĢ‚timent en plusieurs phases, en fonction des éléments techniques apportés et du financement extérieur acquisĀ»
Le 11 avril 2011, le conseil municipal adopte le budget 2011 incluant la 1ère tranche des travaux de restauration.
Depuis lors, les contacts se multiplient, les actions se diversifient, tant sur le plan local que national, pour rassembler le maximum de capitaux ...
L’histoire continue de s’écrire ! ...
Arc sur Tille, avril 2011
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Voir aussi :

pucePrincipales Ʃtapes (02 fƩvrier 2009)

puceDes origines à nos jours. (07 octobre 2008)

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